Mettre à jour un Bosch MD1/MG1 récent : l'accès a changé
Un client veut une mise à jour de calibration sur un moteur à calculateur Bosch MG1 (essence) ou MD1 (diesel) — les générations qui ont remplacé les EDC17 et MED17, qu'on croise sur les B48/B58 BMW, les EA888 et EA288 evo du groupe VAG, et bien d'autres. Le piège : ce qui se faisait « à la prise » sur ces familles il y a quelques années ne se fait plus de la même manière aujourd'hui. L'accès a évolué, et il faut savoir sur quelle génération on tombe avant de promettre quoi que ce soit.
Analyse
La famille MD1/MG1 repose sur un microcontrôleur AURIX TriCore et embarque un module de cybersécurité (CSM) avec secure boot. Contrairement à un EDC17, il n'y a pas de mode boot « classique » facilement accessible sur la carte. Ces calculateurs sont conçus pour être lus en mode banc (mode de service usine) ou par des protocoles OBD spécialisés.
Le point décisif, c'est la date de production :
- Avant mi-2020 : la plupart des unités se lisaient et s'écrivaient au banc, parfois même en OBD, avec le bon outil.
- À partir de mi-2020, Bosch a déployé une mise à jour de sécurité : les unités produites ensuite ont un bootloader fortement verrouillé qui referme la voie banc « facile » d'avant.
Concrètement, deux mondes cohabitent sous le même nom :
- unité plus ancienne ou déjà couverte : accès OBD ou banc, direct ;
- unité récente et verrouillée : il faut une étape bas niveau à l'établi (calculateur ouvert, connexion boot) pour lever une sécurité avant de pouvoir lire ou écrire.
En pratique, l'identifiant matériel du calculateur suffit souvent à trancher : deux voitures « du même modèle » peuvent embarquer l'une une unité d'avant durcissement, l'autre une unité verrouillée, selon le millésime et la référence exacte. On ne se fie donc jamais au modèle commercial, mais au numéro lu dans le calculateur. Ces unités gèrent aussi leur mémoire par zones protégées et par partitions : une raison de plus pour ne pas les traiter comme un vieux EDC17 dont on sortait le binaire d'un bloc.
Même famille, deux réalités : avant et après le durcissement de 2020. La première question n'est plus « quel protocole ? » mais « quel niveau de sécurité ? ».
Ce wiki ne décrit pas la manœuvre de déverrouillage elle-même : c'est une opération de banc spécialisée, propre à chaque variante, hors de notre périmètre. On explique le pourquoi, pas la séquence.
Résolution
- Identifier précisément : lire le numéro matériel et logiciel du calculateur et vérifier la couverture de l'outil. C'est l'identifiant matériel qui trahit le niveau de sécurité, et l'outil qui indique si c'est OBD, banc, ou banc + levée de sécurité.
- Chiffrer le devis et le délai en conséquence : une unité ouverte au banc, ce n'est pas le même temps ni le même risque qu'un flash OBD de dix minutes. On l'annonce au client d'emblée.
- Si une lecture virtuelle est proposée et qu'on ne veut qu'une mise à jour de calibration basique sur un véhicule d'origine, elle peut suffire — mais c'est l'original du serveur, pas une lecture réelle (voir « No virtual read »).
- Si un contenu réel est nécessaire et que l'unité est verrouillée, c'est un travail de banc avec calculateur ouvert : on le traite comme tel (temps, soin, alimentation stabilisée), et on bascule au banc comme dans le cas OBD/banc générique.
- On vérifie après coup, systématiquement.
Ce qu'on en retient
- MD1/MG1, c'est la génération secure boot : l'accès se raisonne par niveau de sécurité, pas seulement par protocole.
- La date de production / la version logicielle dictent la méthode.
- Verrouillé, c'est banc bas niveau — un fait normal du métier, pas une recette de contournement (voir calculateur verrouillé d'usine).
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