Microtronik HexProg et HexProg II : programmateur ECU / TCU (OBD, bench, boot)
Le HexProg, et sa version plus récente HexProg II, de Microtronik est un outil de reprogrammation, de réparation et de clonage de calculateurs (ECU et TCU), très présent dans le chip tuning. Sa particularité utile à comprendre : ce n’est pas « une prise universelle », mais un outil qui applique la bonne méthode d’accès selon la famille de microcontrôleur en face. Savoir quelle méthode va avec quel MCU, c’est l’essentiel du métier avec cet outil.
Mémoires et checksum
Le HexProg lit et écrit la P-Flash (le programme et les cartographies), la D-Flash (les données, souvent l’équivalent d’une EEPROM émulée sur les microcontrôleurs modernes), ainsi que la flash externe et l’EEPROM externe. Il corrige automatiquement le checksum : indispensable, puisqu’un fichier modifié dont le checksum n’est pas recalculé est rejeté par le calculateur au démarrage.
Les trois méthodes d’accès
Comme les outils de sa catégorie, il travaille en OBD (par la prise diagnostic, calculateur en place), en Bench (calculateur déposé, alimenté sur l’établi, communication par ses connecteurs) et en Boot (accès bas niveau au microcontrôleur, boîtier ouvert, quand ni l’OBD ni le bench ne suffisent). Le choix de la méthode dépend du calculateur et de ce qu’on veut faire : une simple lecture OBD n’ouvre pas les mêmes portes qu’un accès boot.
Un protocole par famille de microcontrôleur
C’est le cœur de l’outil, en licence Master / Full. Pour les TriCore (Infineon), on passe par le TriCore Boot ou le DAP. Pour les Freescale / NXP MPC5xxx, par le BAM Boot ou le Nexus. Pour les Renesas, par le JTAG. Pour les NEC, par le NBD. Pour les MPC5xx, par le BDM (Background Debug Mode). Autrement dit : avant de brancher, on identifie le microcontrôleur, et cette identification impose déjà la méthode. Se tromper de protocole, c’est ne rien lire — ou pire, se mettre en risque.
Fonctions annexes
Au-delà de la lecture/écriture, le HexProg propose le changement de VIN, la sauvegarde et la restauration du coding, la lecture et l’effacement des codes défaut. Il embarque aussi une fonction « Virtual Read », utile quand une lecture directe complète n’est pas possible : on reconstitue le contenu nécessaire au travail sans lire physiquement toute la mémoire.
Couverture et versions
La couverture annoncée est large : voitures, camions, motos, bateaux, en 12 V comme en 24 V (d’où l’intérêt pour le poids lourd et certaines applications marines). Le HexProg II est l’évolution matérielle du HexProg. Comme pour tout outil de ce type, la couverture réelle dépend de la version logicielle installée : on vérifie toujours que le calculateur cible est supporté dans la version du jour.
Usage et précautions
On l’utilise pour l’accès bas niveau quand l’OBD ne suffit pas : lecture et écriture de mémoire, clonage d’un calculateur vers un autre, réparation. Les précautions sont les mêmes que pour tout accès bench/boot : choisir la bonne méthode et le bon brochage, alimenter proprement avec une tension stable, et toujours sauvegarder l’origine avant la moindre écriture. Un fichier d’origine sauvegardé, c’est la porte de sortie quand une écriture tourne mal.
Sources : fiches produit Microtronik (HexProg II) et revendeurs spécialisés (mémoires P-Flash / D-Flash / flash et EEPROM externes ; méthodes OBD, bench, boot ; protocoles TriCore Boot / DAP, BAM Boot / Nexus, JTAG, NBD, BDM ; Virtual Read ; changement de VIN ; 12 V et 24 V).
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