Le pas d'hélice : accorder le moteur et le bateau
Sur un bateau, l'hélice fait partie intégrante du moteur : c'est elle qui transforme le couple en poussée. Mal choisie, elle ruine le meilleur des réglages.
Le pas d'hélice, en un mot
Le pas d'une hélice est la distance théorique qu'elle parcourrait en un tour, comme une vis dans du bois. C'est le paramètre clé :
- un grand pas « avance » beaucoup par tour : il vise la vitesse de pointe, mais charge le moteur et bride le régime ;
- un petit pas « avance » moins : il privilégie l'accélération et la charge, et laisse le moteur monter plus haut en régime.
Pourquoi c'est lié au moteur
Chaque moteur a une plage de régime de pleine charge recommandée par le constructeur. L'hélice doit être choisie pour que le moteur, plein gaz, tourne dans cette plage :
- une hélice trop grande (pas trop long) empêche le moteur d'atteindre son régime : il peine, chauffe, s'encrasse ;
- une hélice trop petite le laisse s'emballer et taper dans le limiteur.
C'est un point capital : un moteur reprogrammé mais mal hélicé ne donne rien, voire souffre. Le calculateur, lui, protège le régime par son limiteur. Voir le limiteur.
L'hélice à pas variable
La plupart des hors-bord ont une hélice à pas fixe : un compromis unique, figé. Il existe aussi des hélices à pas variable, dites à pas contrôlable (CPP), capables de modifier l'angle de leurs pales en marche : meilleure accélération, marche arrière plus efficace, parfois mise « en drapeau » pour réduire la traînée. On les rencontre surtout sur les plus gros navires et les motorisations in-bord.
Fixe ou variable, l'idée est la même et elle est juste : l'hélice fait partie du réglage, au même titre que la cartographie. Voir la reprogrammation marine.
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