Au-delà du TriCore : MPC5xxx, SPC5, Renesas et ST

Le TriCore domine, mais il est loin d'être seul. Un reprogrammateur rencontre régulièrement d'autres microcontrôleurs, et savoir les nommer évite bien des erreurs d'appairage. Cette fiche complète le TriCore d'Infineon par un panorama des autres fondeurs.

PowerPC : les Freescale/NXP MPC5xxx

L'architecture PowerPC (cœurs e200) est très présente chez Siemens, Delphi et Marelli :

µCOù on le trouve
MPC555 (40–66 MHz)Siemens SID803, Delphi DCM3.1
MPC561 / 562 / 563SID301, SID803A, SID203/204/206, Kefico SIM2K-140/141/341
MPC5534 (80 MHz, 2 Mo)Marelli IAW 7GF
MPC5565 / 5566 (3 Mo flash + 128 Ko SRAM)Marelli MJD 8F2/8F3, Delphi DCM3.5, CRD2
MPC5674FDelphi DCM6.2

Ces composants portent souvent une flash interne conséquente, mais les plus anciens (MPC555, MPC561) s'accompagnent d'une flash externe soudée, ce qui change radicalement les modes de lecture.

Power Architecture : les SPC5 de ST et NXP

Les SPC5 partagent les cœurs Power Architecture, dans une famille co-développée par ST et Freescale/NXP. Le représentant le plus stratégique est le SPC5777M, l'un des deux silicium possibles de la plateforme MDG1 : on le trouve sur MD1CP002, MD1CS001, MG1CS003 et plusieurs MG1CS essence (MG1CS001, 002, 008, 011). La famille SPC58 monte jusqu'à trois cœurs et 6 Mo de flash (jusqu'à 10 Mo sur certaines variantes), en sûreté ASIL-D. Le SPC564A80 équipe le Marelli IAW 8GMK. Le rôle du SPC5777M dans MDG1 est développé dans la plateforme MDG1.

Renesas : le SuperH et le RH850

L'architecture SuperH (SH) de Renesas est le socle de nombreux Denso, Subaru, Mazda et de certains Delphi :

La génération actuelle, RH850, succède aux SH sur les modèles récents. Ces familles sont très présentes chez les équipementiers traités dans Denso, Hitachi, Kefico et les équipementiers peu documentés.

Les 16 bits : ST10 et C16x

Avant le passage massif au 32 bits, les 16 bits régnaient. Le C16x/C167 d'Infineon est le socle des ME7, des EDC15 et des EDC15P ; les ST10 (ST10F269, F280, F296) équipent les premiers Marelli IAW et le Delphi DCM1.2 ; le Motorola MC68F375 se trouve sur le Marelli 5NF. Sur ces générations anciennes, la flash est souvent externe et soudée — la flash NOR parallèle 29F/28F — ce qui change les modes de lecture et impose parfois un travail sur composant.

La leçon transversale

Delphi illustre parfaitement le piège : sa ligne passe de ST10 (DCM1.2) à PowerPC (DCM3.1), à Renesas SuperH (DCM3.4), à MPC5566 (DCM3.5), à TriCore (DCM6.1), à MPC5674F (DCM6.2), puis à AURIX (DCM7.1). Autrement dit, on ne déduit jamais le microcontrôleur du nom de famille : il faut le lire sur la puce ou le déduire de la version matérielle exacte, comme le rappelle lire une référence de calculateur. Cette diversité de fondeurs explique aussi pourquoi un outil couvre certaines familles et pas d'autres : chaque architecture a ses interfaces de débogage propres, décrites dans les interfaces de débogage.

SPC58 : la relève multicœur de ST

La famille SPC58 de STMicroelectronics prolonge la logique SPC5 vers le multicœur : jusqu'à trois cœurs Power Architecture, 6 Mo de flash (davantage sur certaines variantes), et une sûreté de fonctionnement ASIL-D. Elle vise les mêmes usages que les AURIX récents, preuve que la concurrence entre fondeurs reste vive sur le powertrain, y compris sur les plateformes multi-fournisseurs comme le MDG1. Les rares Motorola 68k, comme le MC68F375 du Marelli 5NF, complètent ce tableau des architectures antérieures au règne du TriCore. Ce foisonnement rappelle qu'avant l'uniformisation autour d'Infineon, chaque grand équipementier cultivait son propre écosystème de silicium, et que ces calculateurs restent bien vivants dans le parc en circulation.

Flash externe ou interne, la ligne de partage

Sur ce panorama, une distinction commande les modes de lecture : les composants anciens (MPC555, MPC561, ST10, C167) s'accompagnent souvent d'une flash externe soudée, tandis que les MPC55xx récents, les SPC5 et les Renesas modernes intègrent leur mémoire programme. Une flash externe s'aborde par ses propres broches ; une flash interne impose de passer par les protections du processeur. Cette ligne de partage, la même qui sépare l'EDC15 de l'EDC16, explique une grande part des différences de méthode d'un calculateur à l'autre. Elle a aussi une conséquence commerciale visible : aucun outil ne couvre tout, car chaque architecture a ses interfaces de débogage et ses schémas de somme de contrôle propres. Comprendre le silicium sous-jacent, c'est comprendre pourquoi une référence est supportée ou non — un raisonnement à mener avec la lecture d'une référence.

Voir aussi le TriCore d'Infineon, Delphi, Marelli, Denso et les autres et la flash NOR parallèle.


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