Mitsubishi Electric et les gestions moteur asiatiques

Mitsubishi Electric, et la galaxie asiatique

Au-delà de Denso et Hitachi, l'Asie compte d'autres équipementiers électroniques. Le plus emblématique est Mitsubishi Electric (souvent abrégé MELCO), à ne pas confondre avec le constructeur automobile Mitsubishi Motors. On croise ses gestions moteur, surtout en essence, sur plusieurs marques et à plusieurs époques.

Hitachidiv. semi-conducteursMitsubishi Electricdiv. semi-conducteursNECintegre en 2010Renesasle silicium des japonaisesUtilisent du Renesas : Denso, Hitachi, Mitsubishi Electric, Keihin (Honda)Kefico (Hyundai-Kia) : souvent proche de Bosch
Renesas, ne de Hitachi et Mitsubishi Electric

Où on rencontre Mitsubishi Electric

Le lien caché : Renesas est né là

Il y a une raison profonde pour laquelle Denso, Hitachi et Mitsubishi Electric utilisent tous des puces Renesas : Renesas est littéralement né de la fusion des divisions semi-conducteurs de Hitachi et de Mitsubishi Electric, au début des années 2000, avant d'absorber NEC en 2010. Autrement dit, la puce des japonaises et une partie de l'histoire industrielle asiatique se confondent. C'est pourquoi, sur un boîtier Mitsubishi Electric, on s'attend à un cœur Renesas (héritage M32R, puis SuperH et RH850 selon les générations).

Trois équipementiers, une même maison de silicium. Le réflexe « japonais, donc Renesas » vaut aussi ici.

Les autres gestions asiatiques

Le paysage asiatique ne s'arrête pas là :

Cette diversité est justement ce qui rend l'identification indispensable sur les véhicules asiatiques : deux voitures très proches peuvent embarquer des gestions de fabricants différents, et un même moteur voyage parfois d'un constructeur à l'autre. On ne se fie donc jamais à une habitude de marque, aussi solide soit-elle : on lit l'étiquette, on recoupe la référence, on confirme sur le matériel.

Le réflexe

Sur un boîtier asiatique, on identifie d'abord la marque de l'équipementier (nom et référence sur l'étiquette), puis on suppose une puce Renesas — à confirmer. Pour la parenté des puces, voir les microcontrôleurs de ces familles. Pour les deux autres piliers japonais, voir Denso et Hitachi.

Renesas, deux dates à retenir

Pour situer les choses, deux dates aident. Au début des années 2000, les activités semi-conducteurs de Hitachi et de Mitsubishi Electric fusionnent pour donner Renesas Technology. En 2010, cette entité absorbe NEC Electronics pour former Renesas Electronics, tel qu'on le connaît aujourd'hui. C'est cette généalogie qui explique pourquoi les trois grands équipementiers japonais — Denso, Hitachi, Mitsubishi Electric — et des acteurs comme Keihin convergent tous vers le même fournisseur de puces. Sur le terrain, ce n'est pas une anecdote : cela oriente immédiatement l'hypothèse sur le microcontrôleur dès qu'on identifie un boîtier asiatique.

Points d'attention

Le paysage asiatique est plus fragmenté qu'il n'y paraît, et les noms évoluent (Keihin est aujourd'hui dans Hitachi Astemo, Kefico est passé sous contrôle Hyundai). Deux réflexes tiennent malgré tout : d'abord la marque de l'équipementier sur l'étiquette, ensuite l'hypothèse d'une puce Renesas — l'une et l'autre à confirmer. On ne conclut jamais sur le seul logo du constructeur, car un même groupe peut mêler plusieurs équipementiers selon le moteur.

Cadre

Descriptif uniquement. Aucune procédure d'accès, aucun déverrouillage, aucun calcul de somme de contrôle. Les familles de puces citées sont des repères historiques ; la version exacte se confirme sur le matériel, à partir d'une copie intègre.


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