Prestation : optimisation de boîte automatique (TCU)
Augmenter le couple moteur sans regarder la boîte, c'est déplacer le problème. Le calculateur de boîte a sa propre logique et ses propres limites.
Un calculateur distinct
Le TCU — le calculateur de boîte — est un module séparé, avec son propre logiciel et ses propres cartographies. Il dialogue avec le calculateur moteur sur le bus, mais ce sont deux fichiers différents.
Sur beaucoup de véhicules, une optimisation moteur seule est bridée par la boîte : celle-ci limite le couple qu'elle accepte de transmettre, et le moteur ne peut pas délivrer plus que ce que la boîte autorise.
Ce qu'on règle
Le couple admissible. C'est le point principal : le plafond que la boîte accepte. Tant qu'il n'est pas relevé de façon cohérente, le gain moteur reste théorique.
Les pressions. Pression de ligne, pressions d'embrayage. Une pression insuffisante face à un couple plus élevé fait patiner — et le patinage détruit une boîte bien plus sûrement qu'un passage ferme.
Les temps de passage et le recouvrement. C'est ce qui donne le caractère : passages plus rapides, plus francs.
Les seuils de passage. À quel régime et sous quelle charge la boîte monte ou rétrograde. C'est ce qui évite une boîte qui « cherche ses rapports » après une optimisation moteur.
Le pontage du convertisseur sur les boîtes à convertisseur : quand il se verrouille et se déverrouille.
Les deux technologies
Convertisseur de couple. Sensible à la pression de ligne, au pontage et aux seuils de passage. Le couple passe par un coupleur hydraulique.
Double embrayage. Sensible aux pressions d'embrayage et aux temps de recouvrement. Deux embrayages se relaient sur les rapports pairs et impairs.
Chacune a ses points de fragilité, et on n'y touche pas de la même façon.
L'équilibre à tenir
C'est tout l'art de cette prestation : une boîte trop molle patine, une boîte trop ferme casse.
- Des pressions trop basses face à un couple accru : patinage, échauffement, usure accélérée des disques.
- Des passages trop brutaux : à-coups dans la transmission, contraintes sur les cardans, les supports et les silentblocs.
Le bon réglage passe entre les deux, et il dépend du couple réel transmis.
Les conditions
- L'état de la boîte compte autant que celui du moteur. Une boîte qui patine déjà, dont l'huile n'a jamais été changée, ne supportera pas davantage de couple.
- L'huile de boîte est un consommable, contrairement à ce que « lubrifiée à vie » laisse croire.
- Les adaptations doivent souvent être réinitialisées après intervention, pour que la boîte réapprenne ses points de prise.
Quand c'est nécessaire
Systématiquement à envisager quand :
- le couple moteur augmente sensiblement ;
- la boîte se met à chercher ses rapports après une optimisation ;
- on constate un patinage sous forte charge ;
- le client trouve les passages trop lents ou trop mous.
Voir aussi la structure de couple et le catalogue.
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